Dans la chambre du créateur

14 mars 2007 § 1 commentaire


La lecture des angoisses et incertitudes de Rilke apaise.

Ses lettres de Paris (1902-1910), pendant ces années où il écrivait les Cahiers de Malte Laurids Brigge, sont d’une grande humanité, d’une belle honnêteté. Il est jeune, il est en train de découvrir la seule manière de devenir ce qu’il est réellement. Le travail. Toujours l’instinct mais un peu moins. Le travail, surtout, et sans recherche du contexte idéal. Cette découverte le solidifie. Sa sensibilité le fragilise tant, qu’il a besoin d’une concentration, d’une discipline, pour le détourner de cette fragilité, ou plutôt pour faire d’elle un outil davantage qu’une entrave.

Il est question bien sûr de travail de création. Le contraire, ici, d’un asservissement.

§ Une réponse à Dans la chambre du créateur

  • Morton dit :

    Un autre exilé, de moindre envergure (Rushdie) avait trouvé la même formule: « Nos vies nous apprennent qui nous sommes ».*** »Le contraire d’un asservissement »: magnifique…

Qu’est-ce que ceci ?

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Méta