jeu de l'oie

11 juin 2008 § Poster un commentaire

Quelque chose a changé dans le petit théâtre. Depuis des semaines je n’aperçois plus le vieil homme lire assis au bout du siège de son fauteuil, et je ne vois plus le jeune professionnel d’au-dessus rentrer tard le soir après le coucher de l’enfant. Y a-t-il une mort en face ? Une rupture au-dessus ?

Combien de vies comme celles-là se modifient-elles sous nous yeux mais à notre insu ? Combien de deuils ? ou combien de sautillements de joie ? À chacun et chacune sa petite cabine. Les cabines se croisent le temps d’un regard à peine. Nous faisons la queue pour de la saucisse ou pour du réconfort. La journée, ou le mois, ou l’année est une ligne de téléphérique. Monter pour redescendre, descendre pour remonter. Un grand cercle en forme d’ovale ou de spirale écrasée comme un jeu de l’oie.

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