ciel-écran

16 février 2009 § Poster un commentaire

Ce matin le ciel est blanc au-dessus de Paris. Blanc opaque, sans neige bien sûr. Et la lumière ne passe pas. Sous ce ciel-écran on dirait qu’il n’y a plus de saison, que les aiguilles ne tournent plus sur les montres ou les pendules.

Il n’y a pas si longtemps, je pouvais sortir dans ma cour-foutoir de la métropole québécoise pour goûter aux changements de saison, si marqués. Et je me plaignais malgré tout de devoir vivre ces intenses variations en pleine ville, me sentant trop loin à mon goût de (pardonnez l’expression surannée) “l’action de la nature” difficile à percevoir dans les fêlures de l’asphalte et craques de trottoir. Les bouquets de lavande presque miraculeux de la voisine avaient beau sentir bon, ils ne me rappelaient pas l’odeur de trèfle de mon enfance. Aujourd’hui pourtant je regoûterais avec délice au café du matin, dehors, sur la ruelle, mon chat sur les genoux. (Peut-être pas s’il fait moins-vingt, je vous l’accorde…) Je ne pensais pas qu’un jour je vivrais dans la constante attente d’une rupture de saison qui ne viendra jamais. C’est curieux, cette attente est physique, profondément ancrée en moi (en nous, sans doute), irraisonnée. J’attends l’hiver qui ne vient pas vraiment, et le printemps.

Ça va, je suis bien ici. Mais. Elle est pour quand, cette cabane au Québec ?

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Méta