le jeudi 6 mars à la Librairie du Québec (Paris 5e)

25 février 2014 § Poster un commentaire

 

Parenthèse dans la résidence « insoumission et littératures » : le jeudi 6 mars, à la Librairie du Québec, je discuterai de mes deux livres en compagnie d’Isabelle Gagnon. La comédienne Geneviève Boivin lira des extraits de Forêt contraire. Un pot de l’amitié suivra! Je serais très heureuse de vous y retrouver.

Carton_insoumission_et_littérature[2]

Pour plus de détails concernant la résidence d’écriture, on peut aller voir ici et ici, sur le site remue.net.

un pont

24 février 2014 § 2 Commentaires

 

En librairie le 5 mars.

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Le 21 mars, je serai à la Librairie le Port de tête (Montréal), où seront lancés Le rang du cosmonaute d’Olga Duhamel-Noyer (Héliotrope), La poupée de Kokoschka (Héliotrope) et Forêt contraire (Verticales).

ce vendredi 14 février

10 février 2014 § 2 Commentaires

 

Je serai à la librairie L’Humeur vagabonde pour causer Forêt contraire, ce vendredi 14 février à 18h30. J’espère vous y rencontrer.

Librairie L’Humeur vagabonde
44, rue du Poteau, Paris 18e

couv forêt

lectures

21 janvier 2014 § Poster un commentaire

Capture d’écran 2014-01-21 à 16.30.12

 

 

 

rumeur

20 janvier 2014 § Poster un commentaire

 

un reflet brisé
une onde interrompue
le cri manquant

un doigt sur ta bouche
en bouclier fendu

la tête dans le ventre à force

 

constellations

17 janvier 2014 § Poster un commentaire

 

 » Elle adjure le Bateau de la conduire vers « les forêts indomptables » qui ont des constellations dans leurs branches. En même temps que l’œuf tiède, la fraise, la poupée, elle exige « l’horizon tout entier », et les villes d’or que le feu dresse et consume dans l’âtre, elle nomme le navire son frère et le monde « un jeu immense et prenant », elle se sait « riche comme la vie » ! Tu vois bien, tu vois bien que c’est une vraie enfant, celle qui écrivit ce livre. Un cœur d’enfant seul se sent assez grand pour posséder l’univers. »

(Colette sur Mireille Havet, « avertissement », recueil de nouvelles La Maison dans l’œil du chat, 1927)

 

« rien de bien visible contre soi »

17 janvier 2014 § Poster un commentaire

 

Un matin où rien n’est clair, justement, comme l’ami précieux, l’ami de la lenteur tout là-bas, on ouvre un livre au hasard et on lit:

« Tout à coup on se sent touché. Cependant rien de bien visible contre soi, surtout si le jour n’est plus parfaitement clair, en fin d’après-midi (heure où elles sortent).

On est mal à l’aise. On va pour refermer portes et fenêtres. Il semble alors qu’un être véritablement dans l’air, comme la Méduse est dans l’eau et faite d’eau à la fois, transparent, massif, élastique, tente de repasser par la fenêtre qui résiste à votre poussée. Une Méduse d’air est entrée!

On tente de s’expliquer naturellement la chose. Mais l’insupportable impression augmente affreusement, l’on sort en criant « Mja! » et l’on se jette en courant dans la rue. »

H. Michaux, Au pays de la magie

 

moleskine

13 janvier 2014 § Poster un commentaire

 

18 janvier d’il y a quatre ans, on notait au stylo feutre, à retranscrire ici car c’est toujours en vigueur :

Vie-tempête. Intérieur-tempête.

 

sous l’angle

6 novembre 2013 § 2 Commentaires

 

il n’y a peut-être rien dans ça
pas de motifs changeants ton ciel
sais-tu

pas de pensée sans la sous-langue
qui l’articule
pas de visage possible
sans le masque, ton reflet

s’il n’y avait pas ce mètre carré de bois
où c’est qu’on pourrirait ?

viens donc
arrête de niaiser pis viens
viens que je t’appelle

 

 

miettes

6 août 2013 § Poster un commentaire

 

Il lui avait offert son carnet de notes de voyage, un grand cahier peu épais. Ce qu’on trouvait à l’intérieur n’était pas très beau : du papier quadrillé grossier sur lequel s’étendait une écriture bizarre. Peu de mots mais qui s’étiraient du haut jusqu’en bas de chacune des pages plutôt que de gauche à droite, formant des paragraphes quasi illisibles tout en étant soignés, on aurait dit des visages anguleux de vieillards devenus de plus en plus longs avec l’âge. Le résultat résumait bien le personnage qui en était l’auteur : il prenait un maximum d’espace en offrant, sous des apparences de débordement trompeuses, très peu de lui-même. En vérité que des miettes.

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