19 au 21 juin 2023 – atelier, École nationale supérieure de la nature et du paysage, Blois
1 septembre 2023 § Poster un commentaire
Comment notre rapport au paysage peut-il constituer la matière sensible d’un projet d’écriture, un support poétique ? Cette question a servi de point de départ à l’atelier proposé aux étudiantes et étudiants de Camille Michel et Claire Dauviau, dans le cadre de leur séminaire de fin d’année. Je les remercie encore pour leur implication au cours de ces trois formidables journées !

16 janvier 2023 – master class, M1 Création littéraire, université du Havre
1 septembre 2023 § Poster un commentaire
À l’invitation de l’autrice Nicole Caligaris et dans le cadre de son séminaire intitulé Écrire, j’ai eu la joie de rencontrer les étudiantes et étudiants du master de création littéraire (Le Havre université) et de répondre à leurs questions, finement préparées. Ce fut l’occasion d’un échange très riche avec ces autrices et auteurs en devenir !
9 février 2023 – article consacré à Réjean Ducharme, En attendant Nadeau
1 septembre 2023 § Poster un commentaire
« On parle toujours mal de ce qu’on aime. » (lettre de Réjean Ducharme à Marie-Claire Blais, janvier 1970)
Le 21 août 2017 disparaissait à Montréal l’enfant rebelle de la littérature québécoise, et son grand absent, Réjean Ducharme. Combien de ses lecteurs et lectrices ont dû ce jour-là renoncer, pour de bon, à l’envoi d’une lettre restée muette dans un tiroir ou sur leur ordinateur par crainte de le déranger ? Cette mort inaugurait un silence dans un silence déjà présent, devenu assourdissant. La parution récente de l’ensemble de ses romans dans la collection « Quarto », enrichi d’une préface d’Élisabeth Nardout-Lafarge, d’une chronologie (« Vie & Œuvre ») et d’une iconographie, vient en quelque sorte rompre ce silence. L’ouvrage de près de deux mille pages lève le rideau avec délicatesse sur une vaste zone d’ombre – celle de la vie de l’auteur –, jetant une lumière neuve sur son œuvre.
L’article entier est à retrouver ici.
« L’Homme au chapeau », portrait de Réjean Ducharme par Claire Richard, L’Île-Perrot (1975), illustrait l’article à l’occasion de la parution récente de l’ensemble de ses romans dans la collection « Quarto ».
Photo © succession Réjean Ducharme. Tirage Monique Bertrand (à partir du négatif original de Réjean Ducharme).

Du seuil de l’atelier: un renversement
2 juin 2016 § Poster un commentaire
Pour lire le texte de ma conférence donnée le 11 avril dernier à Montréal, à l’invitation du centre Figura, cliquer deux fois sur ce lien:
note 348
14 avril 2014 § Poster un commentaire
fumées
16 Mai 2011 § Poster un commentaire
Chercher sa nécessité.
Il y a pourtant des moments où c’est si clair. Où le but n’est plus un obstacle, parce qu’il n’est pas important.
Drôle de troquet où j’étais seule, pas de clients. Odeur frappante à l’arrivée : un mélange cigarette-transpiration-alcool qui m’a rappelé le manteau trouvé à l’Atelier du chômeur de Lévis en 1999, pour l’hiver : une canadienne pour homme, gris souris, à repriser.
un petit oui, un grand non*
29 novembre 2010 § Poster un commentaire
Le chantier me dépasse, eh ben tant mieux.
C’est l’hiver à Paris, sans la neige, le froid y transperce autant qu’à Montréal, année après année, pour une raison que je ne m’explique pas. Une sorte de novembre montréalais, bien glacial et humide, qui durerait des mois. Pour la neige, on ira à Berlin dans deux semaines.
La montée de la droite (et du salaire des pdg…), dans une grande partie de l’Occident, est désespérante. Chercher à canaliser cette énergie pour fabriquer, y trouver matière à fiction, dénoncer implicitement, fabriquer, coûte que coûte, ajouter sa pierre à l’édifice, même chambranlant, avaler tout ça (comme George Grosz*), le recracher en colère de mots, implicite.
corps sans sujet
13 juin 2010 § Poster un commentaire
Je n’écris pas sur ce que je connais, estimant que je ne connais pas grand chose. J’écris sur ce qui m’intéresse.
En somme, j’écris pour connaître.
Je suis tombée sur cette phrase de Jacques Brault, dans un texte du recueil La Poussière du chemin, où il cherche, je crois, à définir la littérature québécoise : “Sans héritage et sans possession, nous sommes condamnés à l’invention.”
Je me sens condamnée à l’invention pour connaître.
Ma langue est fragile. Je la soigne par amour, et non par « maniérisme ». J’aime la distordre et la rendre imprenable par la poésie, paradoxalement, c’est une façon de me l’approprier, d’en faire mon instrument. C’est la seule façon que je connaisse et peut-être la seule qui m’intéresse.
“C’était du langage, du langage jouissant tout seul, du corps sans sujet.” Régine Robin, La Québécoite


