Deux valises

27 février 2008 § Poster un commentaire

Encore une onde de choc. Le papyrus a souffert de ce séjour comme moi. Ses tiges refusent de se relever et de verdir à nouveau. Il faudra couper et patienter.

Je profite de cet état pour replonger dans la correspondance de Sebbar et Huston. Je m’étonne de l’engagement féministe dont il est question, je suis déçue d’y être étrangère. Je voudrais pour moi aussi que l’écriture et la lecture soient un pays, un encrage, alors que je ne sais plus exactement à quel cou pendre mes bras. Je m’accroche au fantasme d’un refuge rempli des objets qui n’ont pu me suivre jusqu’ici. Je suis arrivée à Paris il y a un an et demi avec pour tout bagage deux valises, faute de sous et d’espace. J’imagine alors une cabane qui contiendrait ce qui me servait d’identité là-bas, les livres, le vieux piano, une maisonnette qui attendrait mon prochain passage et accueillerait mes amis, quelque part en forêt boréale.

D’ici là boire un café crème à la brasserie loto du coin. Travailler sans chercher autre chose. Observer.

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Méta