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28 février 2008 § Poster un commentaire

Au sommet, la boucle, et les perles, dans la torsade d’or. Combien de perles, du hasard, éparpillées, parmi d’autres boucles, et le fruit, tout à la droite, suspendu, un peu plus loin de la nuque, le fruit, bien au-dessus de l’arbre, bien rouge, sang, et derrière elle. Ce fruit ne fut pas, mais se contenta d’être suspendu, de ce temps de vie. Nuages clairs, d’avant la fin, mais sans promesses. Et de cette chaînette, entrant et sortant de la torsade, parmi les perles, comme pour tout en retenir, maintenir l’abondance fragile, vouloir préserver mais en vain de la chute toute cette abondance, la lui faire éviter, et laisser libre le visage, le laisser mieux lire la fin. De ce temps d’avant, le bouquet généreux, mais sombre, de révélateurs mystérieux, chuchotis. Sous lui, peut-être derrière, la chaleur d’une bête, loup, ce que cache la terre lisse et presque dorée, ou les broussailles ?

Elle est telle. Et devant elle l’arbre décharné, cette fois-ci, et qui se tend vers les lèvres nouvelles, d’un mouvement de grâce. La fin cherche à joindre le début.

Le long cou laissant l’épaule sans forme, l’ombre de l’épaule dans l’étoffe, trésors dissimulés, un creux pouvant laisser échapper la bête qui n’est que queue noire à deux bouts, la langue, puis l’extrémité, tendent, l’un vers l’autre comme l’arbre décharné cherche la bouche. L’étoffe et la terre lisse, une terre pauvre ou un sable fécond.

Et pourquoi l’ombre de la queue de la bête sur la peau encore intacte ? D’où vient la lumière qui n’éclaire que le buste immaculé ?, le nacre encore prisonnier, mais qu’à demi, de l’étoffe ? Émane-t-elle du corps ? Elle tombe d’au-dessus de lui, et les plis, deux, sous le bras deviné, mais dont la suite, sous le tissu, pourrait ne jamais se terminer.

Pourquoi pas l’écume comme du lait. Répandue sur la terre lisse, une pointe tendue vers le rayonnant, l’autre pour l’oeil seul, toute à lui, à l’oeil, l’arrondi s’est dressé, sans secousse.

Rayures sur l’étoffe, quadrillés de losanges, petites croix, tissu rappelant la cheminée, l’intérieur, le secret, couleurs de terre, de chair, et le vert forêt. Que se peut-il dessous, après ? des bêtes ailées ? Comment ne pas voir, sur le menton, la fin de l’arbre dessinée, et la lèvre inférieure, comment ne pas la voir éviter de se fendre ?

Sommes-nous seuls avec elle ? et le ciel noir ? Y voit-on réellement quelque chose ? Et la mer obscure, et ses vapeurs. Le nez dessiné, le masque laiteux, devant le sombre, flou, l’informe, et l’oreille en retrait, dessous la chevelure morte, mais en lumière.

Elle n’entend pas. L’oreille. Et le visage est moins clair, peut-être parce qu’il sait.

Elle est telle, que son oeil n’ignore rien de ce qu’elle a été engoufrée, et sa tête tient, sur le long cou, pour ne pas rouler de crainte, l’oeil ouvert, affirme, croit, connaît ce que le sol ignore, ce que la lise ingère d’un trait.
Et l’oeil toujours, appuie, s’applique, salue dignement. Sans s’incliner.

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