mon Réal (ou presque) (7)

30 août 2015 § Poster un commentaire

 

C’est dans une autre ville, la capitale, juste avant d’aller rejoindre mon Réal. Un appartement comme une vraie maison, avec deux étages et un grenier. On accède même au toit par une petite fenêtre. Ma colocataire revient de loin. Elle n’arrête pas de manger du tapioca. Elle m’a appris deux phrases en portugais avec l’accent du Brésil : avec de la pratique, j’arrive à dire « je t’aime » et « voudrais-tu un peu de poulet ». J’imagine une conversation de couple au bord de la séparation. L’homme disant « je t’aime » et la femme, préférant changer de sujet, y allant d’un « voudrais-tu un peu de poulet ? » à la place du classique et prudent « moi aussi ». Signe avant-coureur de la fin d’une histoire. Mon autre colocataire, une fille aussi, vend de l’herbe pour arriver. Sa clientèle est exclusivement féminine. Elle utilise une minuscule balance très précise et je suis fascinée par la façon qu’elle a de la manipuler. Son copain porte un chapeau de cowboy. Je ne sais pas pourquoi.

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement mon Réal (ou presque) (7) à notes obliques.

Méta