mon Réal (8)

11 septembre 2015 § 1 commentaire

On s’est donné rendez-vous sur cette rue qui a été vivante autrefois. La femme que je vais rencontrer ne démord pas de mon Réal d’il y a quarante ans. Pour elle, entre cette époque et aujourd’hui, le temps s’est arrêté. J’ai beau lui dire que l’atmosphère de la Plaza me semble triste à force de sentir le vieux qu’on essaie de renouveler, elle aime la Plaza à la folie. Après un café elle m’invite chez elle, Petite patrie, où elle a réuni tous les ingrédients d’un gâteau, soigneusement dosés, sur sa table de cuisine. Elle n’a pas eu le temps de le préparer avant de me rejoindre. Je lui offre mon aide. Pendant que je coupe les poires en quartiers, elle remue les ingrédients de la pâte, mais dans le désordre. Elle a beau lire et relire la recette, les mots bougent devant ses yeux, ne se fixent nulle part. Le gâteau n’a finalement pas levé.

§ Une réponse à mon Réal (8)

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