Calvados
8 octobre 2007 § 1 commentaire
Bref passage en Normandie pour y constater les traces de ma culture alors que je ne m’y attendais pas du tout. Dans cette minuscule ville du bord de mer, me serait crue dans quelques petites rues du quartier St-Jean-Baptiste, celles qui bordent les escaliers descendant en basse-ville. Couleurs changeantes, trottoirs étroits, corniches similaires.
Et sur les maisons, les modestes villas, des noms familiers. Ça valait bien un bon coup de calvados
horloge maraîchère
7 septembre 2007 § 3 Commentaires
Besoin de verdure et de sentir les saisons. Elles sont moins marquées là où je suis et c’est curieux. Comme si le temps était arrêté, alors qu’en même temps, tout tourne si vite dans la ville.
Saisons marquées par toutes ces variétés de fruits et de légumes. Ici on cuisine selon elles, les saisons. Les marques du temps qui passe se trouvent au marché. Dans un an, quand ce sera le retour des petits artichauts frais, je me souviendrai de ce septembre dernier.
mousse boréale
10 août 2007 § 1 commentaire
troc
8 août 2007 § Poster un commentaire
Je vois les pigeons ramiers voler aux abris, sous l’orage. Ça sent la Seine et l’automne. On a troqué la Mastigouche pour des vins et des fromages renversants. Bon, et pourquoi pas ?
clintonie boréale
4 août 2007 § 1 commentaire
intranquillité
8 juillet 2007 § Poster un commentaire
Elle me fait oublier le bois, l’écume de la cascade, me rappelle mes racines malades, tout ce qu’il ne faut pas être. J’ai un creux dans le corps. Pourtant il faut rire : c’est les vacances.
Je voudrais m’accrocher à ces orchidées indigènes aperçues par dizaines, me suspendre à leur gorge rose. Me réfugier dans la musique. Où est la maison, où est le noyau ?
Pessoa est un compagnon. Je comprends qu’il se soit fait à la fois innombrable et invisible.
crrk
26 juin 2007 § 4 Commentaires
Dans les trous d’aile des petits avions amphibis de R*** nichaient les étourneaux sansonnets. Je les voyais aller et venir, surtout depuis sa disparition. J’aimais bien passer dessous ces carcasses abandonnées, dans les herbes hautes, piquantes. Marcher sous les ailes en craignant les nids d’abeilles.
L’hiver, raquettes aux pieds, ramasser des gerbes séchées. Bouquets gris de fleurs ou de céréales figées, mortes dans l’étonnement. Espérer voir coyote et lièvre ne trouver que traces. Bruit du vent qui traverse la tuque, des cristaux qui tombent, crrk, sur le manteau, et pincent le visage.
Marcher contre. Vers le bois.








