George

23 février 2011 § Poster un commentaire

Folie du lieu : on se roule sur le matelas mou. Sous le portrait de George Sand. Il faut aller très loin, toujours. Sous le regard de George. Je vois le ventre de mon amie, son nombril. Ses yeux minuscules, beurre, noisette.

Il faut dormir. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je veux aller très loin très tard. Sur la respiration de mon ailleurs, ce soir-là je me couche. Nous avons avalé plus tôt une limonade bleue. Aussi la bouche de mon ailleurs est bleue, entrouverte pour la respiration, mais elle n’attend plus rien de notre monde éveillé. J’envie cette bouche, j’envie l’absence de mon ailleurs. Moi je suis désespérément là.

Que cache ce silence étranger ? situé hors des limites de l’immobilisme que je supporte ? Que cache cette maison dont les nuits me sont quasiment inconnues ? Derrière les craquements, légers, tout un pan d’existence vers lequel mon corps se tend, entier, existence d’une autre misère, celle de mon ailleurs, de mon amie : Françoise. Un chiot malade endormi.

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