feutre

6 juin 2011 § Poster un commentaire

tu as mis ta cigarette dans son oreille
crépitement
ses cils de fille
ce corps à bout
nerveux
et ce verre cassé qui flotte
entre sa mère et elle
(feutre jaune entre deux murs muets)

on veut cette arme secrète toujours
et du cran
des yeux ouverts et tournés vers le haut du monde
des cages ouvertes
une fuite
avec de l’herbe mouillée et des bottes à crampon

cramponne-toi
le pas court
saccadé
tes jambes n’en finissent pas de mourir sur le trottoir
des envies de secousse
des envies de secousse
de batailles
d’une rue qui se fend
par le milieu

pourquoi ta bouche ne s’ouvrit-elle jamais ?
des mains qui disaient bien le désordre
là ça ne fait plus de bruit du tout
c’est immobile, ça meurt
et alors ça ne fait plus de bruit du tout
jamais plus de secousses

ni de bruit.

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